Comment procéder avec à l’optimisation d’un site multilingue? Différentes solutions sont possibles pour chaque version linguistique : créer des pages multilingues, créer un répertoire par langue, un sous-domaine par langue ou un nom de domaine par langue. Certaines de ces solutions sont meilleures que d’autres, mais nous verrons qu’aucune d’entre elles n’est parfaite; vous devrez vous adapter en fonction du projet.

1. Éviter les pages multilingues
On a déjà vu la présence de plusieurs langues au sein d’une même page, ce qui altère sa lisibilité et frustre les visiteurs qui ne peuvent accéder à certains contenus non traduits. La prise en compte d’un site multilingue par les moteurs peut également poser problème, car ils ne savent pas identifier une version linguistique unique et ne peuvent donc déterminer s’ils doivent afficher des pages de résultats dans l’une ou l’autre langue. D’autant plus, les pages multilingues affichant du contenu dans plusieurs langues distinctes, cela nécessiterait de créer des balises <title> en plusieurs langues ce qui freinera le référencement…
L’insertion et l’utilisation des mots-clés Anglais sur des pages francophones et inversement est un élément déterminant et qui pourra poser facilement des difficultés à la stratégie de référencement.
2. Un répertoire pour chaque langue
Chaque langue fait l’objet de la création d’un répertoire, ce qui donnera par exemple pour un site adressé à la fois aux anglophones et francophones. Cependant il ne faudrait pas nier qu’il existe certains inconvénients entre autre :
• Une mauvaise visibilité du nom de domaine, car Google pratique généralement le clustering, c’est-à-dire l’affichage d’un maximum de deux pages web pertinentes pour chaque nom de domaine.
• La page d’accueil s’affiche dans la langue par défaut qui est celle de la cible principale, en général. Une partie des visiteurs devra donc opter par la suite pour le choix de sa langue, ce qui peut heurter les sensibilités dans une ville où cohabitent plusieurs communautés linguistiques comme Montréal.
Si vous optez pour cette solution, affichez le choix des autres langues par le biais de liens indexables (sous forme d’un menu déroulant ou de drapeaux, en renseignant l’attribut ALT). Évitez à tout prix les menus déroulants en javascript, un obstacle au référencement s’ils sont mal codés.
Une alternative est d’avoir recours à la page d’introduction (page splash, page tunnel), mais elle ne contente personne par le clic supplémentaire qu’elle engendre et le peu de contenu informatif qu’elle présente. Pas de contenu, pas de mot-clé, pas de pertinence, pas de positionnement, pas de visiteurs….
3. Un sous-domaine pour chaque langue
Autre solution : un sous-domaine est créé pour chaque langue. Soit, pour le nom de domaine.
Par exemple www.innomatiques.com (fr.innomatiques.com pour la langue française et uk.innomatiques.com)
Quels sont les avantages ? Cette solution se révèle très pratique et moins onéreuse :
• Via l’acquisition d’un seul nom de domaine, on peut créer autant de sous-domaines qu’il y a de langues.
• Le nom de domaine gagne en visibilité : en effet, les moteurs considèrent chaque sous-domaine comme un site à part entière et donc une occasion d’afficher plus de résultats pour le même nom de domaine.
• Les adresses des sous-domaines sont facilement mémorisables.
4. Un nom de domaine pour chaque langue
C’est la solution privilégiée par les moteurs de recherche, soit un site par version linguistique. La solution idéale est de proposer un nom de domaine et une extension pour chaque langue. Quant aux inconvénients, ils sont essentiellement liés à la multiplication des noms de domaines à acquérir : augmentation des coûts, procédure d’acquisition difficile, disponibilité du nom de domaine dans chaque pays visé.












